Partenariat-Intwari-Partnership

CNA-Ubumwe   FDLR-CMC   PDN

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Dans le cadre d’une rencontre avec la diaspora rwandaise tenue dans la soirée du 09 Juillet 2008 à l’Hôtel Sheraton de Bruxelles, le Sénateur Valens Munyabagisha, Président de la Commission des Affaires Etrangères du Sénat rwandais, en compagnie de tous ses collègues membres de la même Commission, a déclaré que la Constitution rwandaise ne prévoyait aucune place pour l’opposition démocratique.  Pourtant, l’article 52 de cette Constitution affirme que « le multipartisme est reconnu ». Mais il est vrai qu’il ne s’agit que d’un multipartisme de façade par ailleurs totalement sous contrôle à travers le fameux « Forum de concertation des formations politiques » imposé par la Constitution dans son article 56 et dont le fonctionnement ne fait que renforcer le statut inavouable de parti unique réservé au Front patriotique rwandais (FPR) du Général Paul Kagame.  Interpellés quant au concept flou et souvent manipulé de « l’idéologie du génocide » évoqué notamment dans le Préambule de la Constitution, les Sénateurs se seront montrés incapables d’apporter la moindre clarification. Ils se sont bornés à réitérer la stratégie du tout génocide si chère au FPR désormais rattrapé par ses propres responsabilités dans une tragédie qu’il avait jusque-là transformée en un fonds de commerce supposé intarissable et en un bouclier apparemment irrésistible. Face aux pressions de plus en plus nombreuses qui plaident en faveur de l’ouverture démocratique au Rwanda, les Sénateurs de l’Etat FPR se sont retranchés derrière les crises politiques survenues au Kenya et au Zimbabwe pour vanter le caractère unique de la « sécurité absolue » qui règnerait au Rwanda. Ils ont clairement laissé entendre qu’ils ne voulaient pas d’une opposition semblable à celles de ces pays, contredisant ainsi la position exprimée par le Général Kagame qui n’avait pas hésité à prôner un coup d’Etat à Nairobi contre le régime du Président Mwai Kibaki et une intervention musclée contre le régime du Président Robert Mugabe. A deux mois des élections législatives, la population rwandaise et les partenaires de l’Etat FPR sont donc prévenus. Le concept « opposition » ne fait pas partie du vocabulaire politique du régime de Kigali dont la « sécurité absolue » demeure la priorité n°1 quoi qu’il en coûte au processus de pacification et de stabilisation aussi bien au Rwanda que dans toute l’Afrique des Grands Lacs. C’est dans ce contexte que le Partenariat-Intwari réaffirme de nouveau son droit d’user de tous les moyens à sa disposition dans sa lutte engagée contre la dictature militaire du Général Paul Kagame.   Fait à Bruxelles, le 11 Juillet 2008  Pour le Partenariat-Intwari Déogratias Mushayidi Secrétaire Général et Porte-parole