Partenariat- Intwari

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Communiqué de presse

Le Partenariat-Intwari salue à travers la Manifestation du 09 février 2008 prévue à Bruxelles, une inititaive très positive susceptible de contribuer aux efforts de dialogue pour la paix et la stabilité tant au Rwanda que dans toute la région de l'Afrique centrale.

 

Nous lançons un appel fraternel à tous les Rwandais, leurs frères africains dont Congolais, Burundais, Ougandais et Tanzaniens de Belgique et d'Europe, à partciper massivement à cette Manifestation pour la Justice et le Dialogue au Rwanda et dans la région, une Manifestation pour faire éclater la vérité sur la tragédie africaine, faire triompher les valeurs de tolérance et tous les droits fondamentaux de la personne humaine à travers toute l'Afrique.

 

Avec les organisations alliées, le Partenariat-Intwari entend s'impliquer totalement dans la mobilisation de tous les compatriotes, leurs frères africains et leurs amis européens et autres afin que cette Manifestation se déroule dans les meilleures conditions possibles.

 

Nous tenons d'ores et déjà à rendre hommage aux organisateurs de cet événement dont nous saluons la dimension culturelle que lui confère le concert qui devrait le conclure.

 

Le Partenariat-Intwari appelle enfin l'Union Européenne à soutenir sans détour le mouvement pacifiste qui prend de plus en plus de l'ampleur et qui exige un Dialogue inter rwandais en vue de mettre un terme aux conflits qui dévastent la région et d'en prévenir de nouveaux.

 

Fait à Bruxelles, le 20 janvier 2008

Pour le Partenariat-Intwari

Déogratias Mushayidi

Secrétaire Général et Porte-parole(Sé)

Tel : +32485438177

 

 

2)

 

http://www.groupela venir.net/ spip.php? article16295

Le Partenariat- Intwari jette un véritable pavé dans la mare !

vendredi 8 février 2008, parO.P.B.K 

Tandis que la justice espagnole vient de lancer des mandats d’arrêts internationaux contre 40 hauts responsables militaires rwandais pour « génocide et crimes contre l’humanité », nous apprenons de sources généralement bien informées que le Partenariat- Intwari, plate-forme politique opposée au régime de Kigali, s’apprête à publier les résultats de son enquête sur le génocide rwandais et ses terribles conséquences. Il s’agirait d’un document d’une centaine de pages dont nous avons pu nous procurer quelques données.

Le document en question contient de lourdes révélations qui mettent gravement en cause Paul Kagame, son ancien mentor Yoweri Kaguta Museveni et leurs parrains américains et britanniques dans le génocide du Rwanda et l’embrasement de la République Démocratique du Congo qui s’en est suivi. Opérant à partir de l’Europe, le mouvement d’Opposition rwandais qui rassemble Hutu et Tutsi - dont des anciens membres du Front patriotique rwandais (parti qui monopolise le pouvoir à Kigali) - aurait eu accès à des documents ultra sensibles et hautement confidentiels auprès des services ougandais, rwandais et même américains et britanniques.

Selon le Partenariat- Intwari qui plaide auprès des Nations Unies pour une enquête « objective et impartiale sur le génocide rwandais et ses conséquences », Paul Kagame et Yoweri Kaguta Museveni sont les vrais concepteurs du génocide rwandais sans lequel le FPR n’aurait jamais été en mesure de conquérir le pouvoir par les armes.

Dans un mémorandum destiné au Conseil de sécurité de l’ONU, le Partenariat- Intwari démasque, preuves à l’appui, le rôle trouble joué dans la tragédie des Grands Lacs par les Etats-Unis d’Amérique sous l’administration Clinton et par le Royaume-Uni sous l’influence de Mme Linda Chalker, ancienne ministre des Affaires étrangères. Ainsi tour à tour sont élucidés, la disparition inopinée de Fred Gisa Rwigyema connu sous le nom de Commandant Fred (premier chairman du FPR qui mourut dès le deuxième jour de la guerre dite d’octobre en 1990), l’assassinat sauvage en 1993 du Président Melchior Ndadaye du Burundi et surtout celui du Président rwandais Juvénal Habyarimana, son homologue burundais Cyprien Ntaryamira et leurs compagnons dans l’avion qui les transportait en ce soir tristement mémorable du 06 avril 1994. Critiquant sévèrement le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) mis en place par l’ONU au lendemain du génocide de 1994, le Partenariat- Intwari recommande de réformer profondément ce tribunal afin qu’il cesse d’être un simple instrument politique manipulé par les Américains et les Britanniques décidés à cacher leurs écrasantes responsabilité s dans le génocide du Rwanda. S’arrêtant longuement sur l’invasion meurtrière de la RDC depuis 1996 à ce jour, le Partenariat- Intwari démontre par force indices palpables et convaincants qu’il s’agissait d’une guerre bien programmée pour démembrer la RDC (ex-Zaïre) et redessiner les frontières du continent africain.

Le Partenariat- Intwari va jusqu’à dévoiler en détails des informations inédites sur les opérations secrètes menées en RDC par les armées anglo-saxonnes en soutien de celles du Rwanda, de l’Ouganda et du Burundi.

Selon le Partenariat- Intwari, l’Afrique des Grands Lacs aura été victime d’une guerre « inavouable » opposant la France et les Ango-saxons pour le contrôle des richesses naturelles et autres matières premières de la RDC.

L’éclairage apporté par le Partenariat- Intwari permet en tout cas de lever un coin du voile sur certains faits apparemment incompréhensibles. Le remplacement, à la tête de la Monuc, de l’américain William Lacy Swing par le britannique Alan Doss ; le recrutement de l’ex-Premier Ministre britannique Tony Blair comme conseiller de Paul Kagame ; la prochaine visite de George Bush au Rwanda et bien d’autres gestes soucieux de légitimer un « criminel de guerre » et un « génocidaire » que serait, aux yeux du Partenariat- Intwari, le général président Paul Kagame. Mais le Partenariat- Intwari ne parle pas que du Rwanda et de la RDC. Il révèle que la Tanzanie, le Burundi, le Kenya sont également sur la liste des pays à « libérer ». Le mouvement rwandais d’Opposition explicite par ailleurs le clivage Nilotique-Bantou de plus en plus exploité par la nouvelle génération de « libérateurs » de l’Afrique menés notamment par l’ougandais Yoweri Museveni et le rwandais Paul Kagame. Ayant pu joindre, par téléphone à Bruxelles, des responsables du Partenariat- Intwari pour leur demander de confirmer les présentes informations, ces derniers nous ont dit que leur organisation était effectivement en train de finaliser un document important destiné au Conseil de sécurité de l’ONU, mais se sont refusés d’aller plus loin. Ils nous ont cependant promis une copie du document en question le moment venu. Inutile de vous dire que nous vous tiendrons au courant.

En attendant, sachez qu’à Bruxelles une grande manifestation aura lieu le 09 février 2008 devant la Commission Européenne pour demander la justice et le Dialogue inter rwandais. Initiée par l’Association rwandaise d’Assistance aux Victimes des Conflits en Afrique centrale (AVICA), cette démonstration a reçu le soutien de toute l’Opposition rwandaise en exil et de plusieurs organisations rwandaises de la diaspora. La veille, soit ce vendredi 8 février 2008, il est prévu une conférence de presse sur les conclusions de l’enquête espagnole sur le génocide rwandais. La conférence connaîtra la participation de Juan Carrero, président du Forum International pour la Vérité et la Justice en Afrique des Grands Lacs et de la Fondation S’Olivar, Jordi Palou-Loverdos, avocat à la cour, représentant légal des personnes, institutions publiques et organisations Adolfo-Maria Pérez Esquivel, Prix Nobel de la paix 1980 (Argentine), Cynthia Ann McKinney, ancienne députée (États-Unis), Juan Carrero Saralegui, candidat au prix Nobel de la paix et président de la Fundació S’Olivar de Majorque (Espagne). Sont attendus aussi des proches des victimes espagnoles Joaquim Vallmajó (prêtre), Servando Mayor, Julio Rodríguez, Miguel A. Isla et Fernando de la Fuente (frères maristes), Flors Sirera, Luis Valtueña et Manuel Madrazo (coopérants de Médecins du Monde) et Isidro Uzcudun (prêtre) ; des proches des victimes rwandaises comme Emmanuel Gapyisi (homme politique).

Il est aussi question de la participation de sept victimes rwandaises ayant survécu (en exil), de l’ong « Assistance aux Victimes des Conflits en Afrique Centrale »/Section Belgique, du Centre de Lutte contre l’Impunité/Belgique, de l’ Association de Victimes « Pro Iustitia » du (Pays-Bas), de l’Organisation for Peace, Justice and Development in Rwanda (États-Unis), des villes de Figueres, Manresa, Navata et Sevilla (Espagne), de la Federación de Comités de Solidaridad con el África Negra de España, du Centre de ressources de la Coordinadora d’ONG Solidàries de comarques gironines et de l’Associació Drets Humans de Mallorca (Espagne). Sont aussi attendus Filip Reyntjens, professeur de Droit et Politique à Institute of Development Policy and Management (IOB), Université d’Antwerp (Belgique) et Anna Terron, secrétaire pour l’Union Européenne de la Generalitat de Cataluña (Gouvernement Catalan).

On sait que les Tribunaux espagnols, conformément au principe de justice universelle, ont communiqué 6 février 2008 la décision de lancer des mandats d’arrêt internationaux contre 40 hauts responsables de l’appareil politico-militaire de l’Armée patriotique rwandaise/Front patriotique rwandais (APR/FPR) pour leurs responsabilités dans les crimes de génocide, crimes contre l’humanité, crimes de guerre et terrorisme, parmi d’autres, commis au Rwanda et en République Démocratique du Congo (ex-Zaire) entre 1990 et 2002.

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COMMUNIQUE DE PRESSE

Le Bureau politique du Partenariat-Intwari qui s’était réuni à Bruxelles le 23/02/2008 a repris et conclu ses travaux le 20/03/2008.

A l’ordre du jour, quatre points essentiels :

1. Accueil de nouveaux membres ;

2. Présentation et examen du bilan des deux ans écoulés ;

3. Election du nouveau Bureau Exécutif du Partenariat-Intwari ;

4. Discussion et adoption du programme d’action pour l’exercice 2008-2010.

Le Bureau politique a procédé à l’accueil de nouveaux membres auxquels il a souhaité bienvenue au Partenariat-Intwari. Le Bureau politique s’est particulièrement félicité de l’adhésion du LT. Aloys Ruyenzi connu pour son courage et son engagement inlassable en faveur de la vérité et de la justice dans notre pays. Le LT Ruyenzi a été salué pour son témoignage déterminant dans l’élucidation des responsabilités du général Paul Kagame et son parti FPR dans la tragédie rwandaise et régionale.

Après avoir examiné les bilans de chaque membre du Bureau Exécutif sortant, le Bureau politique s’est félicité du pas franchi dans la réalisation du programme entrepris par le Partenariat-Intwari. Le Bureau politique a salué le dynamisme et l’abnégation du Bureau Exécutif sortant et recommandé à chacun d’aller de l’avant dans la mesure où le chemin à parcourir reste encore long.

Le Bureau politique s’est réjoui en particulier des résultats des investigations menées par la Cellule Documentation & Sécurité, résultats qui ont fait l’objet d’un Mémorandum transmis au Conseil de sécurité des Nations Unies ainsi qu’à diverses autres institutions. Le Bureau politique a vivement recommandé que ce mémorandum soit largement diffusé et porté à la connaissance de tous les Rwandais et des Africains, particulièrement ceux de la région des Grands Lacs, afin qu’ils soient informés des causes réelles de cette tragédie et se mobilisent et agissent en conséquence.

Après avoir rendu hommage au Bureau Exécutif sortant, le Bureau politique a procédé à l’élection du nouveau Bureau Exécutif qui dirigera le Partenariat-Intwari durant les deux prochaines années et qui est composé comme suit :

-          Général Habyarimana Emmanuel, Président.

-          M. Mushayidi Déogratias, Secrétaire general & Porte-parole.

-          M. Hakizimana Emmanuel, Commissaire aux Relations internationales.

-          M. Karangwa Semushi Gérard, Commissaire chargé de la Cellule Documentation & Sécurité.

-          M. Hakizimali Gérard, Commissaire aux Finances et Trésorier

-          M. Rwaka Gakwaya Théobald, Représentant du Partenariat-Intwari aux Etats-Unis d’Amérique.

S’agissant du programme d’action pour les deux ans à venir, le Bureau politique a souhaité instamment que le Partrenariat-Intwari réaffirme en la clarifiant davantage sa position sur les élections législatives prévues au Rwanda en septembre prochain et sur d’autres échéances politiques du gouvernement dictatorial et totalitaire du FPR.

Dans le cadre des initiatives destinées à faire face aux politiques de l’intimidation et de la terreur instaurées et alimentées par le FPR à l’encontre de la population, le Bureau politique a fortement recommandé la mise en place rapide d’une Cellule chargée de finaliser et d’exécuter les plans de protection et de défense des citoyens contre la provocation et la terreur de l’Etat FPR.

Le Bureau politique a clos ses travaux en souhaitant plein succès aux conférences qui devaient se dérouler à Bruxelles les 21 et 22/03/2008.

Nous profitons de la présente occasion pour renouveler nos sincères remerciements à tous ceux et toutes celles qui ont répondu à notre invitation en participant à ces rencontres. Nous tenons à réaffirmer à l’intention du peuple rwandais que le Partenariat-Intwari est déterminé à poursuivre sans faiblir le combat démocratique qu’il a engagé.

Fait à Bruxelles, le 28 mars 2008

Déogratias Mushayidi(Sé)

Secrétaire général et Porte-parole

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COMMUNIQUE DE PRESSE

En ces moments intenses de commémoration de la tragédie nationale, les Forces Démocratiques Unies(FDU-Inkingi), le Parti pour la Démocratie au Rwanda (PDR-Ihumure) et le Partenariat-Intwari tiennent à déclarer ce qui suit :

  1. Nous nous joignons à l’hommage national et international à tous nos compatriotes Tutsi et Hutu exterminés entre avril et juillet 1994 suite à l’attentat du 6 avril 1994 qui a vu périr, dans l’avion qui les transportait, le Président Juvénal Habyarimana, son homologue burundais Cyprien Ntaryamira et plusieurs de leurs collaborateurs. Nous déplorons néanmoins la pratique d’une mémoire tronquée et politiquement manipulée par rapport à un génocide qui ne saurait se réduire aux horribles massacres des trois mois susmentionnés. 
  1. Nous nous associons naturellement à l’hommage rendu par la Nation burundaise au Président Cyprien Ntaryamira et exprimons notre vive sympathie aux familles burundaises affectées par ces tragiques événements.
  1. Nous tenons cependant à réaffirmer notre refus catégorique de toute forme d’instrumentalisation du génocide telle qu’observée depuis 14 ans et de manière cynique et arrogante de la part du régime du Général Paul Kagame qui tente maladroitement de minimiser les enquêtes de la justice française et de la justice espagnole qui le pointent du doigt. 
  1. Nous dénonçons avec la plus grande fermeté les déclarations faites le 7 avril à Nyamata, dans le cadre des cérémonies de la 14èmecommémoration du génocide au cours desquelles le Général Kagame s’en est violemment pris aux juges français et espagnol qui « s’arrogent le droit de mettre en accusation des Rwandais, ceux-là même qui ont arrêté le génocide ».  
  1. Nous estimons en effet que les crimes reprochés au général Kagame et à ses collaborateurs n’ont rien à voir avec une prétendue campagne militaire qui aurait été menée dans l’intention de mettre un terme au génocide. Il n’y a pas de lien logique entre, d’une part, l’extermination des populations des territoires conquis par la rébellion depuis 1990, la pose et l’explosion de mines et de grenades à travers le pays, l’assassinat de plusieurs leaders politiques et l’attentat terroriste du 6 avril 1994, le massacre de Kibeho et l’extermination des réfugiés rwandais en ex-Zaïre, l’assassinat des évêques, des prêtres et des religieux rwandais et/ou étrangers et, d’autre part, une quelconque volonté d’arrêter un génocide.
  1.  Nous pensons par ailleurs qu’il est urgent d’en finir avec la confusion délibérément entretenue entre le FPR et les Tutsi. Dénoncer les écrasantes responsabilités du Général Kagame et des forces sous son commandement dans le génocide rwandais n’a rien à voir avec le « négationnisme » et ou le « révisionnisme » de ce génocide.
  1. Nous disons aujourd’hui que le Rwanda ne saurait continuer d’évoluer sous la botte des criminels de guerre et sommes décidés à changer cet état des choses.
  1. Nous demandons aux gouvernements des Etats-Unis d’Amérique, du Royaume Uni, de Belgique et du Canada ainsi qu’aux Nations Unies, à l’Union Européenne et à l’Union Africaine de prendre leurs distances avec un régime dirigé par des gens poursuivis pour des crimes de génocide, des crimes contre l’humanité et des crimes de terrorisme. C’est une question de cohérence.
  1. Nos organisations préconisent constamment et inlassablement une solution politique globale au Rwanda. Cette solution passe par un Dialogue inter rwandais hautement inclusif. Le parrainage d’un criminel de guerre de plus en plus démasqué hypothèque lourdement les efforts louables dédiés à la pacification et à la stabilisation de l’Afrique des Grands Lacs.

Fait à Bruxelles, le … avril 2008

Pour les FDU-INKINGI                                              Pour le PDR-IHUMURE

Dr Jean-Baptiste Mberabahizi                                Dr Jérôme Nayigiziki

Secrétaire général et porte-parole                         Secrétaire général

                              

 

           Pour le Partenariat-INTWARI

Déogratias Mushayidi

                   Secrétaire général et porte-parole

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COMMUNIQUE DE PRESSE

Il n’y aurait aucun scandale à dialoguer. Un Dialogue national et inclusif s’impose au Rwanda.  

Le Partenariat-Intwari a noté avec intérêt les récentes déclarations du Ministre belge des Affaires étrangères en faveur de la tenue d’un dialogue inter rwandais. De retour d'une mission en Afrique centrale, Monsieur De Gucht a en effet déclaré à la presse que la solution au retour de la paix dans la sous-région dépendrait d'un dialogue entre les rebelles des FDLR et le gouvernement de Kigali.

Tout en se félicitant de ces déclarations qui marquent une évolution positive de la Communauté internationale dans ses efforts de pacification et de stabilisation de l’Afrique des Grands Lacs, le Partenariat-Intwari estime néanmoins qu’il faut se garder de réduire le dialogue souhaité à un face à face entre le Gouvernement FPR et les rebelles rwandais. Nous restons en effet convaincus qu’il s’agit là d’un problème fondamentalement politique même si le régime de Kigali s’est toujours efforcé de le confiner dans sa dimension exclusivement militaire. A cet égard, le Partenariat-Intwari renouvelle son appel aux principaux parrains du régime de Kigali à savoir les Gouvernements américain et britannique afin qu’ils suivent l’exemple du Gouvernement belge en privilégiant une solution pacifique au conflit rwandais dont les incidences négatives sur la région ne sont plus à démontrer.

Par ailleurs, le Partenariat-Intwari n’entend point se laisser impressionner par les réactions outrées du Gouvernement FPR suite aux déclarations du Chef de la diplomatie belge.  En traitant de « scandaleuse » la déclaration de son homologue belge et en brandissant la menace d’un « autre scandale diplomatique », la Ministre rwandaise des Affaires étrangères et de la Coopération, Mme Rosemary Museminali, n’a fait que confirmer la position officielle de l’Etat FPR par rapport à un mouvement qu’il continue de diaboliser comme étant globalement « génocidaire » alors qu'il en a déjà recyclé un bon nombre parmi ses dirigeants dont l’ancien Commandant en chef Paul Rwarakabije.

Le Partenariat-Intwari tient en outre à mettre en garde l’opinion tant nationale qu’internationale contre toute tentative de réduire le conflit rwandais à sa seule dimension ethnique. Nous pensons que le moment est enfin venu de prendre en considération toutes les sensibilités de la société rwandaise en cessant d’alimenter la fausse impression que le gouvernement FPR serait le champion des Tutsi tandis que les FDLR représenteraient les Hutu. Le Dialogue inter rwandais ne peut être vraiment efficace que dans son format national et absolument inclusif. Celui-ci devra impérativement tenir compte de l’opposition et de la société civile rwandaises dans toute leur diversité.

Quant à l’argumentaire hypocrite développé par le régime de Kigali dans ses tentatives de justifier son opposition systématique et persistante à toute forme de discussion avec son opposition, nous estimons que, non seulement le dialogue politique serait bénéfique pour tous, mais qu’en plus, il serait moins coûteux que les innombrables opérations montées par le Service de sécurité extérieur et destinées à récupérer et/ou à torpiller les efforts d’organisation de la diaspora rwandaise à travers le monde.

En effet, plusieurs journalistes, défenseurs des droits de l’homme ou d’opposants politiques ont déjà été éliminés ou emprisonnés par le régime de Kigali tandis que les plus chanceux ont pu fuir le pays. Quatre journaux sont aujourd’hui menacés d’interdiction de paraître au seul motif que leur ligne éditoriale ne plairait pas au régime totalitariste en place. Les propagandistes du FPR s’en prennent de plus en plus violemment aux médias étrangers comme la BBC et la Voix de l’Amérique (VOA) accusés de propager « l’idéologie génocidaire » en donnant aussi la parole aux opposants politiques et aux autres personnalités critiques de la politique du régime Kagame. Le FPR s’est, de fait, transformé en un Parti Etat comme au bon vieux temps du parti unique tout en continuant de prétendre instaurer la démocratie dans le pays.

Nous pensons que tous ces faits et tant d’autres encore sont autant de preuves qui mettent suffisamment à nu l’instrumentalisation politicienne du génocide rwandais par le régime du FPR dont plusieurs ténors sont pourtant poursuivis pour des crimes de génocide, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis au Rwanda et en République démocratique du Congo. 

Fait à Bruxelles, le 06 mai 2008

Déogratias Mushayidi(Sé)

Secrétaire général et Porte-parole

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 COMMUNIQUE DE PRESSE  Dans le cadre d’une rencontre avec la diaspora rwandaise tenue dans la soirée du 09 Juillet 2008 à l’Hôtel Sheraton de Bruxelles, le Sénateur Valens Munyabagisha, Président de la Commission des Affaires Etrangères du Sénat rwandais, en compagnie de tous ses collègues membres de la même Commission, a déclaré que la Constitution rwandaise ne prévoyait aucune place pour l’opposition démocratique.  Pourtant, l’article 52 de cette Constitution affirme que « le multipartisme est reconnu ». Mais il est vrai qu’il ne s’agit que d’un multipartisme de façade par ailleurs totalement sous contrôle à travers le fameux « Forum de concertation des formations politiques » imposé par la Constitution dans son article 56 et dont le fonctionnement ne fait que renforcer le statut inavouable de parti unique réservé au Front patriotique rwandais (FPR) du Général Paul Kagame.  Interpellés quant au concept flou et souvent manipulé de « l’idéologie du génocide » évoqué notamment dans le Préambule de la Constitution, les Sénateurs se seront montrés incapables d’apporter la moindre clarification. Ils se sont bornés à réitérer la stratégie du tout génocide si chère au FPR désormais rattrapé par ses propres responsabilités dans une tragédie qu’il avait jusque-là transformée en un fonds de commerce supposé intarissable et en un bouclier apparemment irrésistible. Face aux pressions de plus en plus nombreuses qui plaident en faveur de l’ouverture démocratique au Rwanda, les Sénateurs de l’Etat FPR se sont retranchés derrière les crises politiques survenues au Kenya et au Zimbabwe pour vanter le caractère unique de la « sécurité absolue » qui règnerait au Rwanda. Ils ont clairement laissé entendre qu’ils ne voulaient pas d’une opposition semblable à celles de ces pays, contredisant ainsi la position exprimée par le Général Kagame qui n’avait pas hésité à prôner un coup d’Etat à Nairobi contre le régime du Président Mwai Kibaki et une intervention musclée contre le régime du Président Robert Mugabe. A deux mois des élections législatives, la population rwandaise et les partenaires de l’Etat FPR sont donc prévenus. Le concept « opposition » ne fait pas partie du vocabulaire politique du régime de Kigali dont la « sécurité absolue » demeure la priorité n°1 quoi qu’il en coûte au processus de pacification et de stabilisation aussi bien au Rwanda que dans toute l’Afrique des Grands Lacs. C’est dans ce contexte que le Partenariat-Intwari réaffirme de nouveau son droit d’user de tous les moyens à sa disposition dans sa lutte engagée contre la dictature militaire du Général Paul Kagame.

Fait à Bruxelles, le 11 Juillet 2008 

Pour le Partenariat-Intwari

Déogratias Mushayidi

Secrétaire Général et Porte-parole

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COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Sous la direction de son Président, le Bureau Exécutif du Partenariat-Intwari s’est réuni à Bruxelles le 07/09/2008 et a fait le point sur la situation politique qui prévaut au Rwanda et dans la région de l’Afrique des Grands Lacs.

S’agissant de l’Afrique des Grands Lacs :

1. Le Bureau Exécutif du Partenariat-Intwari a exprimé sa plus vive préoccupation au sujet de l’embrasement en cours dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Il a profité de l’occasion pour condamner sans équivoque les déclarations provocatrices du Général Paul Kagame à propos de la guerre du Kivu, déclarations rapportées dans le quotidien belge «Le Soir» du 06/09/2008 et qui ne laissent aucun doute quant à l’implication personnelle du Général Président dans les affaires internes de la RDC.

2. Réaffirmant sa ferme conviction que les peuples rwandais et congolais sont liés par un même destin et ; réitérant son engagement à œuvrer à la sauvegarde des intérêts vitaux de nos deux peuples voisins et frères (voir notre Déclaration du 05/07/2008), le Bureau Exécutif a examiné et approuvé les pourparlers engagés entre le Partenariat-Intwari et la Coalition RUD-RPR dans le but d’une coopération plus efficace entre les deux organisations politiques. Le Bureau Exécutif a vivement souhaité que cette coopération puisse contribuer aux efforts de pacification et de stabilisation du Rwanda et de l’Afrique des Grands Lacs.

3. Le Bureau Exécutif du Partenariat-Intwari a analysé attentivement les informations recueillies par la Cellule de la Documentation & Sécurité au sujet de l’existence d’un contrat de collaboration entre la MONUC et l’organisation « African Rights » de Mme Rakiya Omar dont la mission lui confiée par le régime FPR viserait à identifier des milliers de « génocidaires » supposés se trouver en République démocratique du Congo. La connivence entre le Gouvernement de Kigali et African Rights est attestée par un accord passé entre cette organisation et le Ministère rwandais de la Justice sur un programme de soutien aux juridictions « gacaca » et par des correspondances entre les deux parties dont nous avons pu obtenir des copies. A cet égard, le Bureau Exécutif du Partenariat-Intwari entend saisir prochainement le Conseil de sécurité des Nations Unies à propos de possibles conflits d’intérêts susceptibles d’affecter le caractère supposé neutre de la mission confiée à la MONUC.

S’agissant de l’intérieur du Rwanda  

  1. Le Bureau Exécutif du Partenariat-Intwari a fait le point sur la mise en place progressive de l’entité nationale de défense du Peuple dénommée « Imanzi z'u Rwanda  » (voir Déclaration du 05/07/2008). Des organes de direction ont été créés et des dirigeants désignés. Des précisions à ce sujet seront données au moment opportun.
  1. Le Bureau Exécutif a réaffirmé la position du Partenariat-Intwari sur la tragicomédie électorale en cours au Rwanda sous la houlette du FPR. Face au maintien en prison des opposants politiques tels que Dr Théoneste Niyitegeka, M. Charles Ntakirutinka et beaucoup d’autres, vu la diabolisation frénétique des médias nationaux et internationaux coupables d’informer correctement la population rwandaise et l’opinion publique internationale, l’interdiction à la LIPRODHOR de participer à l’observation des prochaines législatives et devant l’interminable monologue que le FPR tente de présenter comme étant le Dialogue inter rwandais tant souhaité, nous estimons que l’opposition n’a pour unique alternative que de s’unir et d’amplifier son combat pour la conquête des droits et des libertés du peuple rwandais et de chacun de nos concitoyens.
  1. Le Bureau Exécutif s’inquiète en outre de nombreux cas d’arrestation arbitraire et d’actes d’intimidation à l’encontre de citoyens innocents suspectés d’être d’intelligence avec le Partenariat-Intwari. Nous enregistrons en effet depuis plusieurs semaines, des noms de citoyens de Ngarama, Rebero et Gicumbi, arrêtés et détenus alors que des cas similaires se multiplient à travers tout le pays. Afin de justifier ces pratiques barbares, les services du régime prétendent prévenir des actions de sabotage des élections et des instances de l’Etat. Ils vont jusqu’à affirmer que les « Imanzi » ont déjà pris position à la frontière avec l’Uganda et que des dirigeants du Partenariat-Intwari pénètrent souvent dans la région avec la complicité de la population locale. A part les nombreuses positions de la Police nationale, de la local defense force et de la prolifération des cadres du FPR jusqu’au niveau des cellules «Nyumbakumi», on observe une consolidation et une concentration inhabituelles des positions militaires à Gihengeri, Hunga, Ku Mana, et Gitega dans un rayon de 5 Km . Le Partenariat-Intwari dénonce énergiquement cette forme d’état de siège comme si le pays était en guerre.
  1. Le Bureau Exécutif du Partenariat-Intwari a par ailleurs évoqué des manipulations grossières auxquelles se livrent actuellement le régime FPR en vue de détourner l’attention de l’opinion sur l’impact de plus en plus important des procédures judiciaires lancées par la Justice française et l’Audience nationale espagnole à l’encontre de certains responsables politico-militaires proches du Général Kagame. Nous avions déjà, dans notre déclaration du 05/07/2008, noté la violente campagne menée par le Général Président et son Gouvernement contre la justice internationale et réaffirmé notre position sans équivoque au sujet de la fameuse Commission Mucyo dont les conclusions ont récemment été publiées, la Commission Mutsinzi qui s’apprête à publier ses conclusions sur l’attentat du 06/04/1994 ou la parodie de procès en cours à propos du massacre des évêques et autres religieux survenu à Gakurazo en Juin 1994. Le Bureau Exécutif du Partenariat-Intwari maintient qu’il ne s’agit là que d’une honteuse manœuvre de diversion et d’un vulgaire chantage diplomatique et aucunement d’une véritable volonté de faire toute la lumière sur la tragédie nationale. Le Partenariat-Intwari reste en effet persuadé que pour faire éclater toute la vérité sur le génocide rwandais, ses causes et ses conséquences, l’Etat rwandais ne saurait se contenter de trier les responsabilités en ciblant uniquement la France et/ou l’Eglise catholique. Il devra, tôt ou tard, avoir le courage politique de se pencher également sur le rôle parfois déterminant joué par d’autres acteurs tels que le FPR-Inkotanyi et ses puissants parrains.
  1. Toujours dans le registre des manipulations de Kigali, le Bureau Exécutif a évoqué l’émission hebdomadaire de la RTBF « Questions à la une » du mercredi 03/09/2008 et dont le thème révélateur était « les génocidaires rwandais sont-ils parmi nous ? ». Sur base d’informations fiables, Le Partenariat-Intwari est en mesure d’affirmer que la plupart des témoins présentés par la RTBF font partie d’un groupe de délateurs professionnels recrutés par le FPR pour les besoins de la cause. L’un de ceux-ci est l’ex-journaliste de la RTLM Valérie Bemeriki. Celle-ci fut le témoin clé dans le livre «Hôtel Rwanda revisité» coécrit par MM. Alfred Ndahiro et Privat Rutazibwa. Ceux-ci ont participé à une séance spéciale d’entraînement à l’intention de Valérie Bemeriki, séance qui s’est déroulée dans les bureaux de la Présidence de la République du Village Urugwiro. A cette séance assistait également M.Tom Ndahiro, ex-membre de la Commission nationale des droits de l’homme et aujourd’hui journaliste à la radio Contact FM. Toujours est-il que, moyennant des faveurs non précisées, Valérie Bemeriki devait corroborer un témoignage monté de toutes pièces mais susceptible de diaboliser des personnes jugées effectivement et/ou potentiellement dangereuses pour les intérêts du FPR. 
  1. Enfin, le Bureau Exécutif du Partenariat-Intwari met encore une fois en garde le peuple rwandais et la Communauté internationale dans son ensemble contre toutes ces manœuvres aussi cyniques que perverses, qu’il s’agisse de l’exploitation éhontée, par le régime du FPR, de la tragédie nationale ou des manipulations électorales en cours.

Fait à Bruxelles, le 11 Septembre 2008

Déogratias Mushayidi

Secrétaire Général et Porte-parole

Tel : +32(0)485438177

8)

Communiqué du Partenariat-Intwari

Bruxelles,le 10/10/2008.

Re : Tensions entre Rwanda et RDC.

L’intensification des combats au Nord-Kivu relance la question non résolue de la présence en RDC des réfugiés rwandais dont des milliers de rebelles qui combattent le régime de Kigali. Cette situation montre par ailleurs comment, pour survivre, le régime Kagame entretient l’état de guerre permanent.

A cet égard, les accusations réciproques entre Kigali et Kinshasa ne doivent pas cacher l’évidence que l’épicentre du conflit se trouve bel et bien au Rwanda et qu’il n’y a pas moyen de ramener la paix dans la région sans normaliser la vie politique au pays des mille collines.

La tragédie humanitaire qui s’aggrave dans l’Est de la RDC démasque l’incohérence de l’action de la Communauté internationale et de son attitude scandaleuse face aux conflits récurrents qui dévastent cet immense pays et dont les conséquences imprévisibles hypothèquent lourdement l’avenir de tous les peuples de la région.

Dans son communiqué du 6 octobre 2008 sur la situation en RDC, le Département d’Etat américain a déclaré : «Le conflit entre le CNDP et les Forces armées de la RDC ne fait que détourner l’attention de la nécessité de régler le problème qui est la cause fondamentale de l’instabilité dans la région, posé par les ex-Forces armées du Rwanda (ex-FAR), les milices Interahamwe et les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR)».

Pourtant, plutôt que d’en être la « cause fondamentale », cette présence aujourd’hui transformée en alibi est plutôt la conséquence tragique d’une instabilité régionale dans laquelle plusieurs acteurs dont les Etats-Unis ont leur part de responsabilité.

Dans le même communiqué, le Département d’Etat affirme : « Les États-Unis vont continuer à œuvrer de concert avec la RDC et avec les pays des Grands Lacs, tant bilatéralement que dans le cadre du Processus de la Tripartite plus un, en faveur du renforcement de la coopération régionale et de l’instauration de la stabilité et de la prospérité dans la région ».

Si l’on doit se féliciter de ces belles déclarations, il y a lieu cependant de s’interroger sur la volonté réelle de la Communauté internationale d’appliquer les mêmes standards aux pays concernés dans la mesure où l’on semble avoir imposé une exception rwandaise quand il s’agit d’encourager et/ou d’imposer la voie du dialogue dans la résolution des conflits.

Pour autant que la volonté de pacifier et de stabiliser l’Afrique des Grands Lacs soit sincère, la Communauté internationale ne devrait plus se sentir obligée d’adapter ses activités afin d’éviter la confrontation avec les autorités rwandaises. Elle a en effet trop longtemps fermé les yeux devant les pratiques antidémocratiques du régime Kagame alors que la dictature actuelle, tout comme la précédente, constitue un terrain favorable à de nouvelles violences politiques.

En 1994, les Etats-Unis, l’Union européenne, L’ONU et l’Union africaine (ex OUA) se sont rendus coupables de non assistance à un peuple en danger.

A l’époque, la Communauté internationale a failli à son devoir en démissionnant face à un génocide qui allait faire plus d’un million de victimes en un temps record.

Pourtant, au-delà du « plus jamais ça » scandé du haut des tribunes les plus réputées du monde et en l’espace de 15 ans, on dénombre plus de 5 millions de victimes en RDC où, très curieusement, l’ONU mène sa plus grosse mission de paix.

Il est fort regrettable de constater qu’après un premier échec dû à son incapacité d’éviter le génocide, la communauté internationale ne soit pas au moins en mesure d’en affronter aujourd’hui les terribles conséquences.

Le Partenariat-Intwari est absolument convaincu que le centre de gravité de la crise qui endeuille la RDC se trouve au Rwanda et que toute solution viable à cette crise ne saurait faire l’économie d’un dialogue inter rwandais sans complaisance.

Déogratias Mushayidi

Secrétaire Général et Porte-parole

9)

Partenariat-Intwari

Intwari-Partnership

COMMUNIQUE DE PRESSE

Dans notre communiqué du 11/09/2008, nous avons exprimé notre profonde préoccupation au sujet de la reprise des hostilités dans le Kivu en République démocratique du Congo. Nous avions par ailleurs profité de l’occasion pour dénoncer les déclarations provocatrices voire belliqueuses du Général Paul Kagame sur la RDC telles que publiées dans Le Soir du 06/09/2008.

Ces provocations du Général Président n’allaient pas tarder à se traduire en actes. Aussi tenons-nous à réitérer notre ferme condamnation de la politique de la terreur et de la vengeance telle que mise en avant par Kagame et sa clique dans le traitement réservé aux problèmes épineux qui affectent aussi bien le Rwanda que toute la région de l’Afrique des Grands Lacs.

Nous saluons la mobilisation de certaines puissances du monde et de la Communauté internationale en général pour tenter d’éteindre l’incendie rallumé en RDC. Nous nous félicitons en particulier de la multiplication, dans la région, des initiatives diplomatiques destinées à mettre un terme au conflit qui a déjà fait de nombreuses victimes en termes de morts et provoqué une immense crise humanitaire en jetant sur les routes près de deux millions de personnes dont beaucoup de femmes et d’enfants.

Nous estimons, quant à nous, que le conflit qui ravage le Kivu en ce moment s’inscrit dans la continuité de la guerre qui, depuis le 01/10/1990, dévasta le Rwanda avant de traverser les frontières et s’étendre en RDC (ex-Zaïre). Il s’agit donc de l’une des conséquences tragiques de la guerre du Rwanda qui, en réalité n’a pas encore été conclue. Le peuple congolais se trouve en situation de porter une croix qui n’est pas la sienne dans la mesure où la dimension rwando-rwandaise de ce conflit n’est plus à démontrer. La RDC est ainsi victime notamment de son hospitalité légendaire offerte aux réfugiés tutsi rwandais des années 59 et aux réfugiés hutu rwandais plus tard en 1994.

Nous lançons un appel pressant aux Etats-Unis d’Amérique, à l’ONU, à l’Union Européenne et à l’Union Africaine mais également à la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) et à la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) pour que la problématique ethnique au Rwanda soit enfin mise au centre des efforts entrepris pour dégager une solution durable au conflit en cours au Kivu.

Nous restons en effet convaincus que le chemin de la paix et de la stabilisation en Afrique des Grands Lacs passe par une solution équitable au conflit non résolu du Rwanda. 

Fait à Bruxelles, le 03/11/2008

Déogratias Mushayidi(Sé)

Secrétaire Général et Porte-parole

Tel : +32485438177