V.Le respect des droits de la personne humaine et l’ouverture de l’espace sociopolitique seront garantis


 

La loi garantira à tous les citoyens le droit d’expression, de se réunir et de se constituer en organisation ;

 

L’espace sociopolitique sera complètement déverrouillé ;

 

Un véritable pluralisme politique sera consacré à tous les échelons administratifs du territoire national.

VI. L’éducation et l’enseignement, un droit pour tous

 

L’éducation sera universelle et équitable  pour tous les enfants du pays. L’enseignement supérieur sera ouvert à tous ; l’État disponibilisera des bourses  et des prêts à cet effet ;

 

Tous les talents du pays seront encouragés et soutenus par l’État ;

 

Un plan spécial d’éradication de l’analphabétisme sera mis en place ainsi qu’un programme de lutte contre la fuite des cerveaux afin de valoriser l’important investissement en capital humain consenti par le peuple rwandais. En effet, cet investissement profite trop souvent aux intérêts étrangers, au détriment de notre pays.

 

 

VII. Un Dialogue national hautement inclusif, étape incontournable dans la résolution du conflit rwandais

 

Un Dialogue national démocratique, transparent et sans exclusive constitue une étape incontournable pour le peuple et les citoyens du Rwanda.  Il leur offrira l’opportunité de contribuer à la résolution des conflits à répétitions qui ravagent le pays, chaque jour davantage. Il s’impose pour établir une plate forme sociopolitique cohérente, rationnelle et solide, préalable à des élections démocratiques transparentes, - à la réforme du système judiciaire et de l’administration -,  et à la mise en place d’organes de sécurité et de défense compétents et véritablement représentatifs des populations ;

 

Aussi,  à travers le Dialogue national, une Commission nationale Vérité et Réconciliation, à l’instar de celle de l’Afrique du Sud, sera constituée pour décrypter les causes et les acteurs des affrontements meurtriers à répétition au Rwanda et pour résorber définitivement les violences sociopolitiques sur le territoire national et dans toute la RAGL.

 

Le Dialogue national est d’autant plus incontournable que l’Accord de paix d’Arusha signé en août 1993 entre le Gouvernement rwandais et le FPR ont été rendus caducs suite à la prise de pouvoir du FPR par les armes. L’Accord de paix d’Arusha qui aurait dû normalement constituer la base d’une solution définitive aux problèmes endémiques relatifs aux réfugiés rwandais, à la fusion des armées et au partage du pouvoir entre tous les Rwandais n’existe plus. En effet, entaché d’irrégularités et de causes de nullité absolues comme s’il n’avait jamais existé, cet Accord avait été conclu entre deux parties dont au moins l’une était de mauvaise foi. D’où l’impérieuse nécessité d’organiser, dans les meilleurs délais, un Dialogue national en vue d’une solution politique viable et durable au conflit rwandais.